La coloration du papier

La coloration des pâtes à papier

La coloration des pâtes à papier avec les plantes tinctoriales peut se révéler complexe et dépendre du choix des fibres papetières utilisées. Le lin, par exemple, va avoir tendance à « atténuer » votre couleur en séchant. Il y a parfois de grandes surprises ! Selon les plantes, nous allons utiliser la tige, les racines, les feuilles, les noyaux. Une de nos préoccupations principales va être la résistance aux UV, soit éviter dans le temps, le changement de couleur ou de ton du papier.

Ne pas oublier que le papier doit garder son âme et continuer de « vibrer » avec la coloration. Tout est énergie. Il est possible d’utiliser des techniques de teinture des textiles (fibres végétales – fibres protéïques), mais attention, il faudra bien sûr adapter ces techniques au papier.

Parfois, en fonction du projet et de la couleur souhaitée, le compromis entre teintures végétales et teintures industrielles est un gain de temps précieux.

Le choix des fibres pour la fabrication de la pâte à papier est aussi un facteur important.

Les facteurs variables sont :
- le choix des fibres papetières.
- la température.
- la présence ou l’absence de mordant.
- les tanins utilisés (une des techniques utilisée pour fixer la couleur).
- les ocres ne nécessitent pas l’utilisation de mordants, au détriment parfois de la profondeur/densité de la couleur.

Après avoir été formée à la teinture végétale, je vous propose une formation spécifique à la coloration des pâtes à papier pour enrichir vos connaissances.