Le papier d’art, au-delà de l’utile et du support.

 

La sensorialité du papier artisanal fait – main : la vue, l’ouïe, le toucher, le goût, l’odorat.

Du toucher doux, lisse, rugueux, soyeux, flexible, mou, velouté, ondulé, léger, fin, lourd, épais, effiloché, froissé à la perception visuelle du papier coloré, pigment végétal ou minéral, papier à effet métallisant, brillant, irisé. Papier aux jeux de lumière : papier opaque, transparent, translucide, ciré, diaphane, luminescent, scintillant. Papier graphique : gravé, estampé, illustré, collé. Papier crissant, aigu, harmonieux, grave, velouté, voilé, métallique, boisé. Papier parfumé ou comestible.

Au-delà de la tradition et du geste ancestral, des techniques de travail plastique de la feuille HUMIDE

Les techniques du travail plastique de la feuille humide explorent empreinte, inclusion, superposition, texture, surfaçage, étirement, évidage, collage, polissage, surfaçage, pressage…. C’est la répétition du geste qui permet d’en découvrir un autre.

Les quatre éléments : l’eau, la terre, l’air et le feu

L’élément eau génère la transparence, le papier, aérien, devient un voile. En même temps qu’il perd sa densité, il perd son opacité. Les lambeaux transparents de papier se superposent créant lignes et formes, des nuances souvenir d’un paysage,  d’une émotion, d’une trace.

La création

Anticiper la création d’un livre d’artiste dès la fabrication de la feuille humide pour accueillir le projet d’écriture : centrage et décentrage, placement d’ un dessin, d’un mot, d’une phrase, d’une image ou quand le papier devient un tableau…